Chapitre 1: Souvenirs, souvenirs...
Un jeune homme, maigre, pâle, grand, possedant des cheveux blond foncé et des yeux bleus, autour des pupilles, et gris, pour le contour des iris, était resté allongé sur son lit depuis le début de l'après midi en fixant d'un regard vide le plafond de sa chambre.
C'était le début d'une triste soirée et Barty Croupton junior laissait vagabonder son esprit dans les profondeurs de ses sombres souvenirs. Ses yeux commençèrent soudainement a se remplir d'un liquide salé et sa gorge se noua. Puis une larme, furtive, rapide, roula le long de sa joue droite mais elle n'eut pas le temps d'aller plus loin. En effet, le blond l'essuya d'un furieux revers de main avant de se lever et de se poster devant la fenetre pour observer l'exterieur.
Le manoir était cerné par des nuages de brume qui roulaient bas, qui se soulevaient de temps à autre pour ainsi montrer les courbes mornes de la lande Ecossaise, les minces veines d'argent sur les flancs des collines avoisinante, et les rochers lointains qui luisaient quand la lumière du clair de lune, parvenant à passer entre les nombreux nuages, frappait leurs faces humides. De plus de la brume, la pluie martelait inlassablement les fenêtres.
* Quel temps bizarre pour un mois d'aout. *Songea le jeune homme avant que son esprit ne s'echappe une fois de plus.
La mélancolie était présente à l'exterieur mais aussi à l'intérieur. En effet Barty sentait un poids étrange sur son coeur et il redoutait, sans même savoir pourquoi, un danger imminent, d'autant plus terrible qu'indéfinissable. Mais encore fallait il savoir se qu'était cette menace qui planait au dessus de lui...
Mais il ne put réfléchir plus longtemps à la question car, soudain, il ressentit une douleur fulgurante au niveau du coté droit du bas ventre. Cette douleur fut si intense que l'adolescent s'effondra sur le sol froid de sa chambre en poussant, malgré lui, un hurlement témoignant sa souffrance. Ce cri traversa d'ailleurs toute la demeure.
Cependant, à cet instant précis, Barty se fichait épredument de savoir si quelqu'un l'avait ou non entendu. En effet il essayait de comprendre pour quelle raison il était victime d'une douleur si aiguë. Certes il avait déjà ressentit, dans le passé, au même endroit, des pointes, qui persistaient tout une journée durant, mais jamais elles furent si vives qu'a ce momant là. Puis soudain son esprit s'éclaira et une réponse lui vint alors.
* Et si j'avais une crise d'appendicite... *
Soudain des bruits de pas précipités se firent entendre dans le couloir. Barty se releva rapidement lorsque la porte de sa chambre s'ouvrit violement sur Catherine Croupton, une sorcière blonde et gracile possédant de magnifique yeux verts clairs, et Winky, l'elfe de maison.
"_Maitre Barty! Que c'est il passé? Pourquoi ce cri?" questionna Winky sur un ton paniqué
"_Non... euh... il n'y a rien, mentit le garçon. Je... j'ai cru appercevoir un Détraqueur derière la fenêtre." Termina t-il en un souffle tout en essayant de dissimuler sa souffrance.
Catherine s'approcha alors de son fils et lui posa une main qui se voulait réconfortante sur l'épaule en murmurant doucement:
"Tu sais Barthémius, il est très probable que quelques Détraqueurs rôdent par ici. Mais je te rassure, tu n'as absolument rien a craindre d'eux. Ils sont de notre coté. Puis tu n'es pas un Mangemort; n'est ce pas?"
S'il y avait bien une chose que Barty n'avait pas la moindre envis de devenir c'était bien Mangemort; autant être changé en Cracmoll! Puis avec son père au Ministère mieux vallait rester du bon coté de la force. Le blond adressa alors un faible sourire a sa mère avant de répondre:
"_Non, bien sur que non!"
Catherine l'enlaça, chose que jamais elle n'aurait fait si son mari avait été présent. En effet Barthemius Croupton sénior était un sorcier, chatain et possedant les même yeux que son fils, très a cheval sur les principes et les règles, plus ou moins strictes, qu'il avait fixé à sa famille. Parmis ces règles, trois d'entre elles étaient le plus a respecter: la première, la plus importante, était de respecter le réglement interieur du manoir a la lettre, la deuxième obligait les occupants de ce même manoir à se vouvoyer continuellement et la troisième consistait à ne jamais montrer de signes affectifs trop importants envers les autres personnes.
"_Mais, où est père?" Demanda Barty qui venait juste de se rendre compte de l'anormale absence de ce dernier.
"_Il est encore au Ministère. Tu sais, il a de grandes chances de devenir Ministre de la Magie. Dumbledore ne voulant pas de ce poste il ne reste plus que ce poltron de Fudge qui, de toute evidence, ne fait pas le poids face à ton père." Affirma Catherine avec enthousiasme.
"_Il rentrera quand?
_Je n'en ai pas la moindre idée. A la même heure que hier soir sans doute. Bon, je redescend, tu viens?
_Euh... après. Là j'ai quelque chose a finir pour l'école et...
_Voyons Barthémius; le coupa sa mère; tu es en vacance! Qui plus est les grandes vacances. Logiquement tu devrais laisser les études de cotés et prendre un peu de temps libre.
_Oui mais père a dis que...
_Je n'en ai rien a faire de ce qu'il t'as dit ou pas, tu descend un point c'est tout!" Ordonna t-elle a son fils en pointant l'indexe vers la sortie de la pièce.
Barty obéit et quitta donc sa chambre sans protester. Puis le reste de la soirée se déroula parfaitement bien. Catherine et son fils parlèrent de choses et d'autres, blaguèrent et rigolèrent ensemble. Le jeune en même oublia la douleur. Mais cette joyeuse admosphère se dégrada rapidement lorsque Barthémius Croupton sénior rentra, vers les vingt deux heures, a la maison.
"_Bonsoir" Dit il d'un ton plus ou moins froid en s'adressant uniquement a sa femme.
Certes il avait remarqué la présence de son fils, mais, comme a son habitude, il l'ignora superbement et ne lui adressa même pas un regard.
"_Bonsoir Barthémius. Comment c'est passé votre journée?
_Maussade... Fudge à encore une fois fait des siennes. Mais quand va t-il enfin reconnaitre qu'il ne pourra jamais rivaliser avec moi?
_Moi je dis qu'il a raison..."
L'adolescent ne put finir sa phrase car la main de son père venait de violement s'abattre sur sa joue gauche. Bien que la giffle fut douloureuse Barty ne bougea pas d'un cils et continuait de fixer son père droit dans les yeux avec un regard froid.
"_Personne ne t'as demandé ton avis! Et arrete de me regarder comme ça!
_Oh... mais je vois que vous avez oublié la deuxième règle père" Constata le blond avec ironie
"_Arrete de faire le malin avec moi!!"
Une seconde giffle fut donnée mais le jeune continuait de fixer son père. Puis soudain la colère l'emporta sur la raison et il explosa.
"_Et vous, arretez de m'ingnorer comme vous le faites!! Je suis votre fils!! Et meme si vous me detestez essayez au moins de ne pas trop le montrer!!"
Un silence pesant s'abattit soudainement dans la cuisine. Winky s'empressa de quitter la pièce tandis que Catherine ne savait que faire pour calmer les deux parties.
"_Voyons, Barthémius; dit elle en s'adressant à son fils; arretez de vous montrer si arrogant avec votre père...
_Non; coupa le futur Ministre en adoptant un ton mielleux. Qu'il continu je tiens a savoir ce qu'il pense."
Le jeune n'en revenait pas. C'était la première fois qu'il pourra exposer ses points de vu sans être interrompu ou gifflé dés qu'il abordera un sujet important. Il regarda alors son père avec une certaine haine avant de débaler tout ce qu'il avait sur le coeur depuis son enfance.
"_Pourquoi est ce que vous ne m'appréciez pas alors que, de mon coté, je fais tout mon possible pour être le fils modèle!! Vous m'avez toujours méprisé et détesté... Vous ne me parlez jamais mis à part pour me reprendre et m'envoyer des pointes!! Puis le jour je vous ai dis que j'avais obtenu douze BUSE, ce jour là vous m'avez gifflé avant de me répondre que vous n'aviez pas de temps a perdre avec des sorniettes. Croyez vous vraiment qu'un père, un vrai, fait ça a son fils?!! Non, la réponse est non!! Un vrai père soutient son enfant et ne le laisse jamais tomber!!
Puis, en ce qui concerne voutre stupide campagne électorale dites vous simplement que vous n'avez absolument aucune chance de sortir!! Ca sera Fudge le Ministre! Pourquoi?!! Je vais vous dire pourquoi; par ce que lui au moins c'est quelqu'un d'humain et de censé!!
Ah oui, une dernière chose, votre histoire de règlement intérieur du manoir, c'est complètement idiot!!"
Le père ferma les yeux et inspira profondément avant de déclarer d'un air qui se voulait calme.
"_Sort immediatement de ma maison. Je ne veux plus jamais te voire."
Catherine poussa une exclamation de surprise avant de protester.
"_Mais enfin... il ne va quand même pas sortir par ce temps! En plus il y a des centaines de Détraqueurs qui rodent à la re cherche d'une proie facile, il serait la victime idéale pour eux. Voyons, je suis sure qu'il ne pensait pas tout ce qu'il vient de dire. Laissez lui une dernière chance.
_Non! Hurla son mari. Il est hors de question que cet individu reste une seconde de plus dans MA maison!! Dehors! DEHORS!!"
Barty lança alors un regard assassin a son père et un regard d'adieu a sa mère avant de faire volte face en prenant la direction de la sortie. La porte se referma en un sinistre grincement laissant ainsi le jeune garçon seul dans la lande froide et austrère.
Il décida de marcher droit devant lui, en direction de la ville. Cependant il savait bien que les autres habitations, toutes moldus, étaient à environs cinquante kilomètres de chez lui. Mais bon, cela ne posait, selon lui, aucun problème.
*Après tout j'ai tout mon temps... puis il ne pleut plus!* Se disait assez joyeusement Barty.
Mais trois heures passèrent et la situation du jeune etait loin de s'être amélirée. En effet auncune habitation apparaissait a l'horizon et la pluie recommenca a tomber en lui fouettant le visage.
Une quantité de sombres pensées l'assaillirent lorsqu'il escalada l'un des nombreux pics de la lande. Une fois arrivé au sommet il contempla la mélancolie du paysage. Les averses battaient obliquement les flancs des dunes; des nuages lourds, bas, ardoisés, étiraient leurs écharpes mornes autour des versants des collines. Dans un creux sur la droite, à demi cachées par la brume, les deux tours jumelles du Manoir Croupton se hissaient par-dessus les arbes. Elles étaient les seuls signes de présence humaine qu'il pouvait distinguer.
*Je n'ai plus qu'a retourner à la maison en priant pour que père me laisse entrer.* Se dit il avec une certaine tristesse avant de ressentir l'épouvantable douleur du début de soirée.
Cependant cette fois ci la douleur était beaucoup plus intense et Barty s'effondra, derechef, sur la pierre glaciale. La pluie déferlait sur le garçon prostré, alors que ses cheveux recouvraient son visage a présent défiguré par la souffrance.
Après un long moment, Barthemius Croupton Jr se redressa péniblement. Mais a peine eut il été debout qu'un froid glacial lui traversa la peau et se répendit progressivement dans tout son corps. Son coeur manqua plusieurs battements lorsqu'il se rendit compte qu'une haute silhouette enveloppée d'une cape se tenait a quelques pas de lui. Le Détraqueur glissa lentement vers lui en emettant une sorte de râle sinistre.
Mais Barty ne resta pas une minute de plus immobile. Oubliant son mal il se mit a courir aussi vite que ses jambes le lui permettaient en direction du Manoir. A ce moment précis il n'avait qu'une idée en tête, mettre le plus de distance possible entre lui en cette immonde créature.
Au bout d'environs trente minutes de course il stoppa net, essoufflé, et tomba pitoyablement sur le sol boueux. A présent, en plus de la douleur abdominale, il pouvait sentir, à chacun de ses battements cardiaque, le sang qui passait avec force à l'interieur de ses tempes lui infligent ainsi un épouvantable mal de crâne. L'air exterieur était si froid par rapport a sa température corporelle qu'il en avait du mal a respirer. Il était entrain d'agoniser là, seul, abandonné de tous, dans l'univers hostil de la lande qui l'avait pourtant vu grandir.
Soudain Barty sentit son souffle se figer dans sa poitrine et le froid l'envahir a nouveau. Le peu de joie qu'il lui restait le quitta peu a peu remplacée par la tristesse.
*Oh non, tout sauf ça.* Supplia le jeune homme avant de lever, lentement, la tête.
ce qu'il craignait par dessu tout se tenait devant lui. Le Détraqueur, la cape voltigent gracieusement, avancait inlassablement vers lui. Une image, d'abord floue puis de plus en plus nette, se format devant ses yeux:
~Un jeune garçon aux cheveux blond était assis sous un vieil arbre. La pluie tombait abondement. Ses cheveux et ses habits étaient complètement trempés. Des heures passèrent et rien ne se produisit. Le temps semblait s'être arreté lorsque soudain un éclaire s'abattit à quelques mètres dans un craquement effroyable.
L'attente du jeune Barty, presque inconscient, fut finalement récompensé car un homme, dont le visage était orné d'une moustache, s'approcha. Le jeune Croupton murmura à son père « Tu m'avais promis un match de Quidditch.... » avant de s'effondrer sur l'herbe et la boue mouillée...~
Barty, revenant brutalement à la réalité, poussa un hurlement avant de pointer sa baguette magique sur le Détraqueur en s'écriant:
"_Spero patronum!!"
Mais le patronus de Barty qui, en temps normal, prenait la forme d'un majestueux tigre argenté n'était devenu qu'un fin filet de lumière blanche qui ne fit même pas ralentir la créature. Prit de panique le jeune, toujours a terre, essaya de fuir a reculons mais son dos percuta quelque chose de glacial. Il se retourna le plus vite que possible. Un second cri de terreur résonna dans la lande lugubre lorsque Barty se rendit compte qu'un autre Détraqueur se tenait derière lui. En réalité, il était encerclé. Une autre image se forma alors dans son esprit.
~Barty, qui était âgé de seize ans, tenait dans sa main une lettre qui n'était autre que ses résultats du Brevet Universel de Sorcellerie Elementaire. Il n'avait obtenu que des Optimals. Il decida alors de montrer cette lettre a son père en se disant que, pour une fois, il allait etre fièr de lui.
Il toqua trois fois a la porte du bureau, dans lequel se trouvait Mr Croupton, avant d'entrer plus ou moins calmement. Mais il ne put contenir sa joie plus longtemps.
"_Père, Père, j'ai obtenu douze BUSE!! Et que des Optimals!"Dit il d'une voix qu'il n'arrivait apparemment plus à controler.
La réaction qu'eut son père était loin de celle qui s'était jusqu'alors imaginé. En effet au lieu de féliciter ou d'encourager son fils il lui administra une gifle magistrale avant de déclarer d'un ton froid et méprisant.
"_Je n'ai pas de temps a perdre avec des sorniettes.
_Mais... mais, je suis votre fils.
_Non. Pour moi tu n'es qu'un être méprisable, un insecte rampant, une larve, une vermine de Serpentard! Tu ne seras jamais digne d'être mon fils car toi, tu n'es qu'une erreur, un bon a rien et nous ne t'avons jamais voulu. Tu nous gache la vie à longueur de journée, tu nous empoisonne l'existance..."~
Une larme dévala le long de la joue creusée de Barty qui gisait par terre, parcouru d'innombrables tremblements. Il revoyait, en un instant, tous les évènement les plus triste de sa vie et il savait que, s'il ne faisait rien, les Détraqueurs allaient finir par retirer son âme hors de son corps.
"_Spero patronum!" S'écria t-il en un dernier espoire.
A la faible lueur de son Patronus informe, il vit un Détraqueur s'arreter tout près de lui. Apparemment il n'arrivait pas a traverser le nuage d'argent que Barty avait fait surgir de sa baguette magique. Une main morte, putréfiée, sortit de la cape noire et fit un geste, comme pour ecarter le Patronus.
"_Non... non; balbutia Barty. Je ne suis pas un Mangemort... je n'ai rien fais... je suis innocent... pitier non..."
Il entendait leur souffle rauque qui l'enveloppait comme un esprit maléfique. Le Detraqueur se trouvant devant lui leva alors ses mains aux chairs décomposées et souleva sa cagoule.
Là ou auraient dû se trouver ses yeux, il n'y avait qu'une peau fine et grisâtre, couverte de croutes, tendue sur deux orbites vides. En revanche, il y avait une bouche... Un trou béant, informe, qui aspirait l'air dans un râle de mort.
Barty était paralysé de terreur. Il était incapable de faire un geste, incapable de prononcer un mot. Son Patronus vacilla alors comme une flamme de bougie et disparut.
Un brouillard blanc l'aveugla. Il savait qu'il devait lutter à tout prix...
"_Spero patronum... spero patronum..."Murmura t il inlassablement.
Il ne voyait plus rien... Soudain il entendit, dans le lointain, les reproches que son père lui avait fait quelques années auparavant...
"_Spero Patronum... spero... spe..."
Soudain deux mains moites entourèrent le cou de Barty en l'obligeant ainsi à relever la tête... Il pouvait a présent sentir le souffle du Détraqueur... Les reproches de son père résonnaient dans sa tête... Ainsi finirait le jeune Barthémius Croupton Jr, seul dans l'hostilité de la lande?
Soudain, dans le brouillard qui l'engloutissait peu a peu, il eut l'impression d'appercevoir une lueur argentée qui devenait de plus en plus brillante au fil du temps... Il se sentit alors tomber en avant sur l'herbe mouillée... Face contre terre, trop faible pour faire un seul geste, malade et tremblant de tout son corps, Barty s'efforcait de garder les yeux ouverts. Une lumière aveuglante illuminait et la sensation de froid disparaissait progressivement.
Quelque chose repoussait les Détraqueurs. En effet leur rale sinistre se faisait de moins en moins entendre... Ces immondes créatures s'en allaient... La chaleur était revenue...
Mais l'adolescent ne put savoir qui l'avait sauvé d'une mort certaine car au momant meme où la lumière se dissipa, Barty sombra dans les pronfondeurs obscures de l'inconscience...
~Oui je sais le chapitre un est un peu long... Et ça va etre comme ça avec tout les autres (meme des fois pire...)
Mais je voudrais savoir ce que vous en pensez?~